Je rêve en bleu
Je n’ai pas vu la mer cet été. Et comme je réagis souvent à retardement je viens juste de me rendre compte qu’il faudra laisser passer plusieurs mois avant de pouvoir espérer y tremper mes pieds. Mais je ne suis pas triste, j’ai toujours préféré la mer déchaînée. Le bruit des vagues qui va à l’encontre de toute régularité et qui offre un rythme toujours nouveau. L’écume qui recouvre les rochers. Les oiseaux qui se laissent porter par la houle, imperturbables. Le vent qui siffle dans nos oreilles et nous force à nous vouter à résister à sa force. Je rentre de ces ballades la tête vide. Je suis épuisée mais de cette fatigue qui apaise et qui permet de se ressourcer.



























